Idris Sami, 19 ans, est l’éditeur de MesTextos.com, un site qui permet d’envoyer des SMS sans passer par un téléphone.

Idris Sami utilisait sur son site la régie publicitaire de Google, AdSense, qui permet aux éditeurs de sites internet d’afficher des publicités propulsées par Google et de récupérer une part de revenus générés.
En raison du succès de MesTextos, le compte Google d’Idris Sami atteignait en décembre 2013 plus de 46 000 $, mais un contentieux avec AdSense lui a fait perdre cette somme.

Le compte Adsense d'Idris Sami

Le compte Adsense d’Idris Sami

Son compte bloqué sans préavis

Le 28 janvier, Idris est notifié par un email de la fermeture de son compte Google AdSense. Il ne peut plus utiliser AdSense et les revenus générés par les publicités ne lui parviendront pas. La raison ? Sami aurait « incité » les utilisateurs de son site à cliquer sur les annonces Google, ce qui est contraire à la police d’utilisation de Google AdSense.

Il est vrai qu’en arrivant sur MesTextos.com, un pop-up publicitaire s’affiche et il est impossible de continuer à naviguer sans cliquer sur ce bandeau, qui renvoie à un autre site internet édité par Idris Sami. Il précise que cette publicité n’a été placée qu’après son bannissement de la régie AdSense, quand les revenus produits par le clic se sont amoindris. Cette publicité n’est d’ailleurs pas gérée par Google.

Sami explique que quelques jours avant la fermeture de son compte, l’équipe de Google AdSense l’avait contacté à deux reprises pour le féliciter de ses initiatives au regard de la publicité sur son site et pour lui proposer de prendre contact afin d’améliorer ces performances. A aucun moment, dit-il, ces personnes ne lui ont signifié que son site comportait un problème qui risquait de le voir banni de la régie.

Un problème de transparence

Idris Sami a peut-être contrevenu au règlement de Google AdSense mais difficile d’en être certain, car celui-ci ne peut pas se targuer d’être clair et précis : il est long et sa lecture est plutôt fastidieuse. Google est connu pour être une entreprise qui manque de transparence, refusant, par exemple, de publier les détails de la provenance des revenus publicitaires. De plus, leur décision de ne pas divulguer les procédés employés pour détecter la fraude au clic (afin de ne pas aider les créateurs de ces fraudes en leur expliquant les failles de leurs méthodes) donnent souvent l’impression aux éditeurs de sites que les décisions prises par Google AdSense sont arbitraires.

De son côté, Idris Sami annonce qu’il tient à réclamer à Google, avec l’aide d’un avocat, l’argent qu’il pense avoir dûment gagné.

Source: BusinessInsider